L'auteur
Genjirô Yoshida (吉田絃二郎 — Yoshida Genjirô) (1886—1950)
Né dans la préfecture de Saga (Ile de Kyûshû), Genjirô Yoshida quitte l’école des missionnaires de Nagasaki pour terminer ses études à l’école technique de Saga. Après avoir travaillé à l’arsenal de Sasebo, grand port de construction navale marchande et militaire depuis l’ère Meiji, il monte à Tôkyô en 1905 et entre à l’université de Waseda. Il y étudie la littérature anglaise. La même année, il fait ses classes d’officier dans la forteresse de Tsushima, détroit stratégique entre le Japon et la péninsule coréenne, au moment de la guerre russo-japonaise (1904-1905). II est diplômé de Waseda en 1911.
Il commence alors une activité littéraire en publiant des textes dans la revue Rikugo zasshi. En 1916, il devient maître-assistant à l’université de Waseda, après avoir publié son premier livre, Isogoyomi — 磯ゴヨミ (LE CALENDRIER DU RIVAGE). Shima no Aki — 島の秋(L’AUTOMNE DE L'ÎLE) (1917), sa première œuvre importante, marque le point de départ d’une création littéraire féconde.
Romancier, essayiste, auteur dramatique marqué par le christianisme, ses œuvres les plus marquantes sont : SEISAKU NO TSUMA — 清作の妻 (LA FEMME DE SEISAKU, 1918), Taichi No Hate — 大地の涯 (AU BOUT DU MONDE, 1919) et Ningen Ku — 人間苦 (LA SOUFFRANCE HUMAINE, 1920).
Poète sensible aux vicissitudes de la vie, ses œuvres étaient lues notamment par un public jeune et féminin.

L'auteur le plus prolixe du début de l'ère Shôwa.





