L'auteur

L'amour sexuel par Arthur Schopenhauer


Arthur Schopenhauer (1788-1860)

Après des études classiques qui l’ont familiarisé avec l’Antiquité, il s’inscrit en 1809 (à l’age de 21 ans) à l’université de Göttingen. Parmi ses professeurs, il compta le philosophe Schulze, antidogmatique, qui craignait de voir dégénérer l’idéalisme transcendantal en idéalisme absolu. Ce dernier fut le premier directeur philosophique de Schopenhauer. Il lui conseilla d’étudier d’abord Kant et Platon et d’y joindre ensuite Aristote et Spinoza, ce qui consistait pour lui, le fonds acquis et la matière indispensable du travail philosophique.

Enfin, il acheva sa carrière universitaire à Berlin, université dans laquelle il passa trois semestres (de 1811 à 1813). Ce qui le poussa dans cette ville, c’était son désir d’entendre Fichte pour lequel il avait conçu une admiration a priori qui ne résista pas à l’épreuve. Sa formation s’achève en 1813 à l’âge de 25 ans. Il quitte donc Berlin pour commencer à s’occuper de sa thèse de doctorat, qui sera son premier ouvrage important.

En 1813, il soutient sa thèse dont le titre est La Quadruple Racine du principe de raison suffisante à l'université d'Iéna. La même année, il rencontre Goethe à Weimar avec qui il discute de la théorie des couleurs. Il fera, en 1815, son propre essai sur ce thème, Sur la vue et les couleurs, édité en 1816. Il découvre, ces années-là, la philosophie hindoue, grâce à l'orientaliste Friedrich Majer et la lecture des Upanishads. En 1814, il se brouille avec sa mère et emménage seul à Dresde. En 1819, il est chargé de cours à l'université de Berlin où enseignait Hegel qu'il critique vigoureusement et qui occupait toute l'attention philosophique dans l'Allemagne du XIXe siècle (il choisit d'ailleurs de faire cours à la même heure qu'Hegel). Il démissionnera au bout de six mois, faute d'étudiants. Il publie pour la première fois en 1819 Le Monde comme volonté et comme représentation (puis 2e édition en 1844, et 3e en 1859) où le principe est que « La volonté singulière d'un individu n'a qu'une existence illusoire, elle est de toutes parts immergée dans le jeu infini et absurde d'une réalité qui la dépasse et finit par la détruire. ». Le livre publié est le chapitre XLIV de ce livre.


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