L'auteur (1852 - 1933)
Romancier, nouvelliste, poète, dramaturge et critique irlandais.
Adolescent, il fut le compagnon de jeu de Willie et Oscar Wilde.
En 1901, revenu de ses séjours à Paris et à Londres, il s’installe à Dublin. Il s’investit alors, avec Synge, Lady Gregory et W. B. Yeats, dans la consolidation de la « Celtic Revival » et du nouveau « théâtre Irlandais ».
Quelques années plus tard il sera aussi à l’origine de la naissance des « nouvelles Irlandaises » qui influenceront directement le jeune James Joyce (voir ses Gens de Dublin) C’est d’ailleurs G. Moore qui mettra Joyce et Dujardin (l’auteur des Lauriers sont coupés) en relation ; cette rencontre débouchera sur la naissance d’Ulysse.
Dans Ireland, Island of Saints & Sages, Joyce qualifia Moore laquo; d’oasis intellectuel dans ce Sahara d’écrits faussement spirituels et messianiques qui sont légion en Angleterre. »
Il est aussi l’auteur de Esther Waters (1894) qui lui amènera le succès, de Evelyn Innes (1895) et des Mémoires de ma vie morte (1906) qui évoquent les années qu’il passa en France et surtout, celles qui suivirent son retour en Irlande. Mais de l’avis de ses meilleurs juges, son chef-d’œuvre reste son autobiographie en trois volumes Hail & Farewell.
Dans toutes ces œuvres nous découvrons des portraits (que Moore sait si cruellement peindre) et des dialogues (qu’il rapporte avec une apparente candeur) qui tient d’un art diabolique.
Par-dessus tout, les monologues qui se glissent dans toutes ses oeuvres sont d’une implacable sincérité.





