L'auteur
Joséphin Péladan (1858 — 1918)
Joséphin Péladan, romancier idéaliste et occultiste, naquit à Lyon le 28 mars 1858. Son père (Louis-Adrien) qui était animé d’une grande foi religieuse tenait « salon », au sein duquel se croisaient le Cardinal de Bonald, Joséphin Soulary, Laprade, Blanc de Saint Bonnet ou encore Ozanam. Joséphin assitait à ces réunions et, par là, « commencait déjà à savoir, avant même de comprendre ».
Son frère aîné (qui naquit 14 ans plus tôt), lui aussi, est féru de sciences occultes et sera affilié à une confrérie Rose-Croix. Ce médecin-osthéopathe initiera son frère cadet à ces différents savoirs. Il y avait donc là une réelle « marmite bouillonnante de concepts et d’idées hétéroclites » à laquelle Joséphin Péladan s’est abreuvé durant toute son enfance.
Dès l’age de 12 ans, Joséphin et sa famille quittent Lyon pour Avignon ; Il sera alors placé sous la responsabilité de Jésuites qui seront chargés de l’éduquer.
Plus tard il partira pour Nîmes et son père, lors de ses habituelles dévotions, s’avise que la 7e plaie du Christ, provoquée par le bois de la Croix lors de la montée au Golgotha, n’est l’objet d’aucun culte. Il décide alors d’éditer des images pieuses afin de réparer la lacune, mais l’évêque de la ville le blâme publiquement.
En 1881, Joséphin Péladan décide de partir pour Paris et y rencontrera Léon Bloy, qui lui demandera alors d’écrire un article pour le journal du « Chat noir ». C’est ainsi qu’il rédige Le Grand Œuvre d’après Léonard.
Suite à cet article, il s’occupera de la rubrique « Salon » et, à côté d’attaques virulentes sur la qualité des différentes expositions qu’il couvre, il encense alors de parfaits inconnus : Puvis de Chavanne, Gustave Moreau ou Félicien Rops.
De fil en aiguille il rencontre Bainville, Coppée ou Tailhade.
En 1882, paraît son premier roman : Le vice suprême.
C’est un véritable succès. C’est suite à cela qu’il donne naissance à une véritable « réaction contre le naturalisme et l’impressionnisme » et plus généralement contre le matérialisme et le scientisme.
Parmi ses autres romans nous trouvons : Curieuse (1885) ou La Gynandre (1892) et parmi ses essais : Comment on devient Fée (1893) ou encore Comment on devient Mage (1892).
Suite à son éviction de la Rose + Croix kabbalistique (dû à ses diverses excentricités) il crée de l’Ordre de la Rose + Croix « Catholique ». C’est alors que l’intense activité ésotérique de Joséphin Péladan (1887-1888) commence réellement.
Il ne changera pas sa vision du monde jusqu’à sa mort, survenue suite à une intoxication alimentaire s’étant transformée en septicémie.






