L'ouvrage (1908)
« Je n’envisage que le philosophe des premières années du seizième siècle, qui écarta à la fois la révélation et la scolastique et, se plaçant en face de la nature, poussa l’observation jusqu’à la promulgation de la méthode expérimentale.
On ne connaît que depuis une vingtaine d’années quelle place Léonard occupe dans l’histoire des sciences. Malgré que Geoffroy Tory l’ait appelé, un véritable Archimède et Lomazzo « Hermes-Prométhée » ; que Humboldt ait vu en lui le plus grand phycicien du quinzième.
Galilée, Pascal, Huyghens, Cuvier ont découvert les lois que le peintre de la Joconde avait formulées de 1480 à 1518 et qui sont restées ensevelies dans ses manuscrits.
D’autres, plus compétents, revendiqueront pour ce Maître la priorité de cent découvertes capitales et des plus ingénieuses machines : je me propose de lui tresser ici une troisième couronne, en coordonnant ses idées générales dispersées en ses nombreux cahiers, et de le montrer comme philosophe. »
J.Péladan
Joséphin Péladan a toujours été fasciné par Léonard de Vinci ; comme nous l’avons mentionné, l’un de ses premiers articles fût dédié au Maître : Le Grand Œuvre d’après Léonard ou encore La dernière leçon de Léonard de Vinci (Sansot, 1904).
En fait, son travail le plus important sur Léonard de Vinci fût certainement son Choix de textes, pensées, théories, préceptes, fables et facéties de Léonard de Vinci qu’il fit publier au Mercure de France en 1907. Il traduisit (pour la première fois), mis en ordre et écrivit une véritable Introduction.
Plus tard il fit publier sa Description de 14 manuscrits de Léonard de Vinci de l’Institut de France. Un an plus tard il fit publier chez Alcan La philosophie de Léonard de Vinci d’après ses manuscrits. C’est ce texte qui est re-publié ici.
Il finira enfin par traduire le Traité de peinture et le Traité du paysage (ces deux textes furent tirés du Codex vaticanus) (Urbinas) 1270.





