L'auteur (1849-1912)

Le Plaidoyer d'un fou par Auguste Strindberg

Écrivain suédois, né et mort à Stockholm.

En 1872, il devient journaliste et commence à mûrir ses premiers chef-d'œuvres (Maître Olof, Le cabinet rouge). En 1874, il devient attaché à la Bibliothèque royale. En 1876 ( — Début de la période qui nous intéresse pour situer le livre présenté — ) il fait la connaissance de la baronne Siri de Wrangel et de son mari. La baronne rêve d'une carrière de comédienne et commence rapidement à être fascinée par Strindberg. Celui-ci s'en éprend et elle finit par divorcer afin de pouvoir épouser le dramaturge le 30 décembre 1877.

Vers 1880 le couple commence à connaître certaines difficultés qui iront en s'accroissant (Voir son drame Femme de Sire Bengt). A la même époque (deuxième thème très présent dans le livre présenté) il prend farouchement position contre les thèses féministes et contre Ibsen lui-même qu'il accuse de soutenir ces "nouvelles mœurs". Dès 1883, la santé mentale de l'auteur semble péricliter. En 1884 il publie un ensemble de nouvelles intitulées Mariés. C'est dans le deuxième tome de ce recueil (Mariés II) qu'il pousse son anti-féminisme jusqu'à sa radicalisation. En 1886, paraît Le fils de la servante, Fermentation et L'écrivain. Dès cette époque le couple se désagrège et commence à, littéralement, "voler en éclats". Il publie Au bord de la vaste mer en 1890. Il se sépare de sa femme en 1891. Il a alors trois enfants.

Plus tard, il épousera Frida Uhl (1893). Le couple ne survivra pas à ses excès puisqu'ils divorceront en 1897. On sait qu'un jour, Strindberg se disputa très violemment avec Frida, car elle osa lire Le plaidoyer d'un fou malgré son interdiction. ( — Fin de la période de la vie de l'auteur choisie pour présenter le livre mentionné — )

"(...) Mais ce n'est pas pour cela que pendant des années, je me suis comme malgré moi sans cesse heurté à Strindberg et plongé dans ses œuvres, en particulier dans ses livres de caractère autobiographique, parmi lesquels ceux de la période parisienne furent longtemps mes préférés. Non, ce n'est pas comme artiste qu'il me touchait et me fascinait alors, mais comme auteur de ces livres terribles et douloureux, quelque peu monomaniaque, dans lesquels, en livrant sa propre personne et sa propre biographie, il parvient à une impudeur pleine de noblesse devenue un peu plus tard, grâce à la psychanalyse, courante chez beaucoup d'autres, mais qui alors, isolée et provocante comme un feu dardant d'inquiétantes flammes, mettait une note nouvelle, inquiétante et macabre dans l'élégance lasse et autosatisfaite de cet avant-guerre." Hermann HESSE
(1949)





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